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    <title><![CDATA[le blog heilmann]]></title>
    <link>http://www.heilmanneric.com/</link>
    <description>mes collections</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Tue, 09 Mar 2010 13:29:07 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 09 Mar 2010 13:29:07 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010, eric heilmann</copyright>            <category>Culture</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
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        <title><![CDATA[2010 - Projets en cours]]></title>
        <link>http://www.heilmanneric.com/article-2010-projets-en-cours-46273641.html</link>        <description><![CDATA[<strong>Vivre au Maroc</strong> d'abord, parce que c'est pas cher et que&nbsp;j'ai trop envie d'y prendre&nbsp;de la&nbsp;retraite anticipée, au moins cette année pour essayer de décrocher de
  l'intermittence...<br>
  <br>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Et pour me détendre pendant mes vacances,&nbsp;<strong><span style="font-size: 12pt;">de la vidéo</span></strong> mal filmée mal éclairée avec du son pas très bon,
    la caméra qui bouge n'importe comment mais c'est normal et ce n'est pas le propos. D'ailleurs il n'y en a pas, pas de cohérence non plus. Juste des fragments de vie, des brouillons expérimentaux
    de projets en cours pas finis ou à ne pas finir de toutes façons entre paroles et chansons qui ne coûtent pas chères à faire et qui ne rapporteront certainement pas grand chose non plus en dehors
    de m'occuper agréablement le temps qui passe avec des gens que j'apprécie, alors ça ira bien comme ça.<br>
    <br>
    5 semaines encore à <strong>Tiznit</strong> pour passer l'hiver au chaud, <strong><em>du 29 janvier au 6 mars</em></strong>, mais il a beaucoup plu, des inondations qui dévastent les routes, un
    minaret s'est écroulé à Meknes et un gros pan de mur de l'ancienne prison de Tiznit devant lequel nous venions de passer Pierre et moi.<br>
    Un gros nuage de fumée.<br>
    <br>
    Nous avons&nbsp;commencé à écrire ensemble le projet autour de "<strong><span style="font-size: 12pt;">L'Angélus de Millet</span></strong>", petite conférence vidéo-projetée&nbsp;à propos
    de&nbsp;mon tableau préféré mais aussi visiter des maisons et rencontrer des gens là-bas. Surtout des musiciens, <strong>Larbi</strong> en solo et <strong>Toudart</strong> qui est un groupe dont
    faisait partie Larbi il y a quelques années mais maintenant&nbsp;ils sont fachés. De la musique berbère traditionnelle qu'ils sont venus jouer à la maison. Quelques fragments vidéos sur Youtube
    dès que possible.<br>
    <br>
    Avec <span style="font-size: 12pt;"><strong>Baguerra</strong></span>, adopté pendant les 5 semaines de notre séjour, et&nbsp;quelques amis à lui de passage, Zagallo et Ismael surtout, des
    chansons autour de son amour infini pour&nbsp;<a href="http://www.heilmanneric.com/article-la-mobylette-peugeot-103-classic-rouge-46241952.html"><span style="font-size: 12pt;">la mobylette 103
    Peugeot</span></a>, le modèle classic customisée de ses rêves.<br>
    <strong><br>
    Jean Benoit</strong> est arrivé le 20 février&nbsp;et <strong>Picotin</strong> le 2 mars pour le projet <a href=
    "http://www.heilmanneric.com/article-la-rue-de-l-eglise-abbey-road-en-fran-ais-46238074.html"><span style="font-size: 12pt;">Beatles en français</span></a>&nbsp;qui devrait s'intituler "La rue de
    l'abbaye" mais&nbsp;je préfère&nbsp;"<strong>La rue de l'église</strong>" qui est plus modeste et qui sonne mieux. Au début son nom de code c'était "Un abbé rode"...&nbsp;Un concert répétition
    sur le toit de la maison que nous avons loué s'est joué le 4 mars dans l'après midi et dans la plus stricte intimité, devant Pierre, Aicha notre logeuse et moi derrière la caméra. Baguerra et ses
    copains à qui j'avais demandé d'être présents s'étaient évanouis à ce moment là mais le soir il y a eu une petite fête à la maison et donc une autre occasion de filmer.<br>
    <br>
    Plus tard dans la soirée après que les hommes soient partis coucher, un autre concert, celui de<br>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Jean Michel Saindoux</strong></span> avec les mêmes, Picotin et Jean Benoit qui ont chanté l'amour de la France pour Aicha et sa copine qui nous avaient
    préparé le coucous et c'était la première soirée passée en compagnie de femmes marocaines. Sur la chanson "<strong>Bernadette</strong>", Aicha s'est levée pour danser et saluer au garde à vous,
    on se serait cru dans la grande vadrouille... Quelques fragments vidéos bientôt.<br>
    <br>
    A peine descendu de l'avion, Picot et Jean Benoit se sont mis à composer une chanson pour <strong>Nicole</strong>, le premier amour de Jean Michel Saindoux, apparue dans la chanson pour
    <strong>Maryvonne</strong> écrite en décembre à Apt. J'ai filmé la recherche en pensant à "One + One" de Jean Luc Godard qui filme "Sympathie for de devil" des Stones et Jean Benoit a proposé
    d'intituler la séquence "<strong>Un + Un</strong>", ce qui me parait très bien.<br>
    <br>
    Entre les deux, nous avons présenté "<strong><span style="font-size: 12pt;">Hélas l'angélus est lisse</span></strong>", nom provisoire du projet en cours que je n'ai pas filmé&nbsp;mais qui
    devrait se rejouer à Bonnieux le 1° avril, revu et corrigé d'ici là.<br>
    <br>
    <strong>Jean Benoit</strong> a enregistré quelques maquettes de chansons tristes pour lesquelles j'ai commencé à écrire&nbsp;du texte qui ne parle que de la mort mais je n'étais pas&nbsp;trop
    disponible pour approfondir pendant le séjour alors ça reste en cours.<br>
    <br>
    Le projet avec <a href="http://www.heilmanneric.com/article-anne-marie-ex-france-telecom-46268847.html"><span style="font-size: 12pt;">Barbara / Anne Marie</span></a> en fragments vidéos
    également sur Youtube en 2 temps. A Béthune en&nbsp;octobre 2009 et à Apt en janvier 2010. Les écritures autour&nbsp;du personnage et des chansons sont en cours, à&nbsp;poursuivre avant le début
    de&nbsp;l'été.&nbsp;<br>
    <br>
    Et enfin, <a href="http://www.heilmanneric.com/article-landry-le-garde-champetre-46232031.html"><span style="font-size: 12pt;">Landry le garde-champêtre</span></a> que je suis allé filmer chez
    lui en décembre pendant les 3/4 jours qui ont précédé noël. Des&nbsp;kilomètres de paroles à découper en tranches pendant des heures...<br>
    <br>
    <br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 08 Mar 2010 12:11:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.heilmanneric.com/article-2010-projets-en-cours-46273641.html</guid>
                <category>Le Maroc</category>        <comments>http://www.heilmanneric.com/article-2010-projets-en-cours-46273641-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Anne Marie (ex France Télécom)]]></title>
        <link>http://www.heilmanneric.com/article-anne-marie-ex-france-telecom-46268847.html</link>        <description><![CDATA[C'est parti d'une création <strong>Amalgamix</strong> en octobre 2009 à Béthune dans le Pas de Calais, dans une ancienne banque reconvertie en centre d'art contemporain. Pour le vernissage,
  quelques personnages ex employés de la banque qui viennent squatter le bâtiment pour vivre une utopie artistique...<br>
  <br>
  Des chansons écrites par Martin Granger ont été interprétées par <strong>Gérald</strong>, dans le rôle d'un ex trader qui tente sa chance dans la chanson.&nbsp;Deux ex convoyeurs de fonds qui
  tapaient le rock'n roll&nbsp;dans le&nbsp;sous-sol,&nbsp;de la&nbsp;reprise de Renaud (la tire à Dédé) et Quoi ma gueule ? revisité par Sim. Et aussi&nbsp;<strong>Barbara</strong> dans le rôle
  d'Anne Marie, la fille d'un ami du directeur dans la fiction est arrivée par hasard, en remplacement de Martin qui accouchait avec sa femme ce jour là.<br>
  <br>
  4 chansons filmées à ce moment là, dont 2 plutôt rétros. Les 2 autres ci-dessous:<br>
  "<strong>Le pôle emploi</strong>" plutôt variété pop, et "<strong>En entreprise</strong>" carrément rock'n roll...<br>
  <br>
  <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Cb7QgoqJHDA" target="_blank"><span style="font-size: 12pt;">1- Anne Marie chante "Le Pôle emploi"</span></a><a title="null" href="http://" target=
  "_blank"><span style="font-size: 12pt;"><br></span></a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=LrNn7MfzUas" target="_blank"><br>
  <span style="font-size: 12pt;">2- Anne Marie chante "En entreprise"</span></a><br>
  <br>
  Courant janvier, à l'occasion d'une courte résidence à Apt pour recadrer le personnage, désormais ex employée de France Télécom qui s'est découvert une vocation de chanteuse pendant&nbsp;la grève
  qui a précédé son licenciement.<br>
  <br>
  <a href="http://www.youtube.com/watch?v=xdraERR88Q4" target="_blank"><span style="font-size: 12pt;">3- Anne Marie chante "Nous sommes le monde"</span></a><br>
  Version française a capella de "We are the world"<br>
  <br>
  <a href="http://www.youtube.com/watch?v=aUkFUBGazOU" target="_blank"><span style="font-size: 12pt;">4- Anne Marie chante le blues (improvisation 1)<br></span></a><br>
  <a href="http://www.youtube.com/watch?v=c3nFv3uxot8" target="_blank"><span style="font-size: 12pt;">5- Anne Marie chante le blues (improvisation 2)</span></a><br>
  <br>
  <a href="http://www.youtube.com/watch?v=SHCWNLSXfM4" target="_blank"><span style="font-size: 12pt;">6- Anne Marie chante "We are the world" (1° partie)</span></a><br>
  <br>
  <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Fzi_00r2VlQ" target="_blank"><span style="font-size: 12pt;">7- Anne Marie chante "We are the world" (2° partie)<br></span></a>Version originale de "Nous
  sommes le monde"<br>
  <br>
  La suite au prochain épisode...]]></description>
        <pubDate>Mon, 08 Mar 2010 10:58:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.heilmanneric.com/article-anne-marie-ex-france-telecom-46268847.html</guid>
                <category>Heilmann</category>        <comments>http://www.heilmanneric.com/article-anne-marie-ex-france-telecom-46268847-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La mobylette peugeot 103 "classic" rouge]]></title>
        <link>http://www.heilmanneric.com/article-la-mobylette-peugeot-103-classic-rouge-46241952.html</link>        <description><![CDATA[J'ai donc adopté un <strong>Baguerra</strong> marocain pendant 5 semaines&nbsp;à l'occasion de&nbsp;mon séjour n°2 à <strong>Tiznit</strong>, dans le sud du Maroc. Il a 19 ans et beaucoup de rêves
  mais surtout celui d'avoir&nbsp;une mobylette 103 "classic" de chez Peugeot. Un modèle bien spécial dont il garde une photo récupérée sur internet. Toute rouge customisée avec les roues noires à 3
  bandes,&nbsp;la selle une place et d'autres particularités dont il parle très bien, avec passion et inlassablement.<br>
  <br>
  <img height="375" width="500" src="http://img.over-blog.com/500x375/0/50/21/72/mobylette-baguerra.jpg" alt="mobylette-baguerra.jpg" class="CtreTexte"><br>
  <br>
  Je lui ai proposé de lui en&nbsp;offrir une, en échange de quelques histoires à mettre en musique et ça c'est fait tant bien que mal en le poussant un peu pour apprendre et répéter mais beaucoup
  plus facilement en improvisant autour de quelques joints dont j'ai trouvé qu'il abusait un peu beaucoup. Et des cigarettes et du téléphone aussi et de tout ce qui coûte de l'argent un peu&nbsp;trop
  mais il est quand même très gentil et souvent très touchant...<br>
  <br>
  <a href="http://www.youtube.com/watch?v=XTjzjC-3OKo" target="_blank"><span style="font-size: 12pt;"><strong>1- Je veux voir une mobylette</strong></span></a> <span style=
  "font-size: 12pt;"><strong><br></strong></span>Baguerra a écrit les paroles et&nbsp;chantonné la mélodie que Jean Benoit a interprété au piano.&nbsp;Une chansonnette dans la tête qui restera pour
  moi l'hymne de ce moment de vie passé là-bas.<br>
  <br>
  <a href="http://www.youtube.com/watch?v=dQGlUYe_cmU" target="_blank"><strong><span style="font-size: 12pt;">2- S'il te plait mon père (achète moi une mobylette)<br></span></strong></a>A capella, 1°
  chanson apprise et répétée mais mémorisée avec difficulté, les paroles et la mélodie...<br>
  Un pur blues berbère quand même.<br>
  <br>
  <a href="http://www.youtube.com/watch?v=KvEjh0eqzNI" target="_blank"><strong><span style="font-size: 12pt;">3- J'adore la mobylette (Impro dans la grotte 1)</span></strong><br></a>En début de
  séjour avec son cousin Ismael qui à ce moment&nbsp;tape sur des bouteilles et des bidons en plastique qui trainaient dans la grotte.<br>
  <br>
  <a href="http://www.youtube.com/watch?v=yhGYALpqYgo" target="_blank"><strong><span style="font-size: 12pt;">4- J'aime avoir une mobylette (impro dans la grotte 2)</span></strong></a><br>
  Accompagné par Pierre, Tardif, qui joue un drole d'instrument de percussion baptisé le "Happy drum".<br>
  <br>
  <a href="http://www.youtube.com/watch?v=AS6h8oBl4SM" target="_blank"><strong><span style="font-size: 12pt;">5- Bien sur, j'aime avoir une mobylette (impro dans la grotte 3)</span></strong></a><br>
  C'est Ismael qui joue&nbsp;le banjou berbère qui groove et Baguerra fait le tour rapide des villages.<br>
  <br>
  <a href="http://www.youtube.com/watch?v=tEFNYBu7GXs" target="_blank"><strong><span style="font-size: 12pt;">6- Mobylette ! Mobylette ! (Impro avec&nbsp;Jean Benoit)<br></span></strong></a>Un
  morceau qui swingue, plutôt joyeux, enregistré dans la foulée de "Je veux voir une mobylette".<br>
  <br>
  <a href="http://www.youtube.com/watch?v=YcanL3S9YU4" target="_blank"><strong><span style="font-size: 12pt;">7- Mobylette 103 en arabe (Impro avec Jean Benoit)<br></span></strong></a>A la suite du
  précédent<br>
  <span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #810081;"><span style="font-size: 12pt;"><br></span></span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=x28zhY5nGZg" target=
  "_blank"><strong><span style="font-size: 12pt;">8- Avec la mobylette</span></strong><br></a>Dernière&nbsp;soirée en semi impro&nbsp;avec Jean Benoit<br>
  <br>
  <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Y3Nv3nTAj0U" target="_blank"><strong><span style="font-size: 12pt;">9a- Zagallo "Mon coeur va partir"</span></strong></a><br>
  Zagallo est un très proche ami de Baguerra, originaire du même village que lui et qui attendait les résultats de ses examens d'anglais. Il&nbsp;est venu passer 2/3 jours pour aider Baguerra mais en
  fait c'est lui qui s'est&nbsp;approprié&nbsp;les quelques propositions parodiques et stylistiques que je leur ai proposé. Ici il dédicace pour Baguerra une&nbsp;traduction franco-marocaine du plus
  gros tube planétaire de Céline Dion, "My heart will go on". Mais aussi "Quand je t'aime" de Démis Roussos, du Gnawa berbère et d'autres bonnes impros&nbsp;de la nuit,&nbsp;prochainement.<br>
  <br>
  <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Wo77K0fdEkk" target="_blank"><span style="font-size: 12pt;"><strong>9b- Zagallo "Mon coeur va partir" (au casque)</strong></span></a><br>
  Avec une apparition de Pierre dans le r^ole du prompteur<br>
  <br>
  <a href="http://www.youtube.com/watch?v=zDH_fKs55iw" target="_blank"><strong><span style="font-size: 12pt;">9c- Zagallo "Mon coeur va partir (en arabe)</span></strong></a><br>
  En improvisant la traduction des paroles<br>
  <br>
  <a href="http://www.youtube.com/watch?v=fH_RGN3m_cU" target="_blank"><strong><span style="font-size: 12pt;">10- Zagallo "Sans toi la mobylette"<br></span></strong></a>Détournement d'un morceau
  connu que je ne connais pas, avec Baguerra qui chante aussi, mais moins...<br>
  <br>
  <a href="http://www.youtube.com/watch?v=8fL0-4Q6IS4" target="_blank"><strong><span style="font-size: 12pt;">11- Zagallo "Mobylette, quand je t'aime"</span></strong></a><br>
  Version française de Quand je t'aime, de Didier Barbelivien&nbsp;/ Démis Roussos<br>
  <br>
  <a href="http://www.youtube.com/watch?v=nxEEXKDYcZA" target="_blank"><strong><span style="font-size: 12pt;">12- Zagallo "La mobylette d'Aicha" (remix)</span></strong></a><br>
  <a href="http://www.youtube.com/watch?v=x28zhY5nGZg" target="_blank"><span style="font-size: 12pt;"><strong><br></strong></span></a><br>]]></description>
        <pubDate>Sun, 07 Mar 2010 21:19:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.heilmanneric.com/article-la-mobylette-peugeot-103-classic-rouge-46241952.html</guid>
                <category>Heilmann</category>        <comments>http://www.heilmanneric.com/article-la-mobylette-peugeot-103-classic-rouge-46241952-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La rue de l'église (Abbey road en français)]]></title>
        <link>http://www.heilmanneric.com/article-la-rue-de-l-eglise-abbey-road-en-fran-ais-46238074.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    Pour les 40 ans d'Abbey road fin 1969 et la séparation des Beatles en 1970, un hommage en français au dernier album enregistré par le groupe mythique parti de Liverpool l'année où je suis né ou à
    peu près.<br>
    <br>
    Interprété par <strong>Jean Paul Criquet</strong> (Jean François Picotin) au chant et solos de bouche<br>
    accompagné au piano par <strong>Georges l'étoile</strong> (Jean Benoit Nizon).<br>
    Traduction des textes et micro-production: <strong>Jean Desmoulins</strong> (Moi-même)<br>
    <br>
    <strong><span style="font-size: 12pt;">1° rencontre</span> <span style="font-size: 12pt;">au Bocal</span></strong> <span style="font-size: 12pt;">de l'asso "<strong>Ah ça c'est
    suuur</strong>"</span> à Apt (84) France&nbsp;en décembre&nbsp;2009<br>
    (avec <strong>Fabio Trombar</strong> et <strong>Bébert le chauve</strong> en guest)<br>
    Le&nbsp;concert répétition publique filmé et mis en ligne sur Youtube mais les 3 jours précédents, les recherches et mises au point ont été filmés également mais ne sont en ligne nulle part pour
    le moment.<br>
    <br>
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=U6Wc6J-7wws" target="_blank"><span style="font-size: 12pt;">0- Révolution (introduction)</span></a><br>
    <br>
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Wl5fdJ-jLBQ" target="_blank"><span style="font-size: 12pt;">1- Tous ensemble / Come together<br></span></a>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=ptB3xvG2oOg" target="_blank"><br>
    <span style="font-size: 12pt;">2- Certaines choses / Something<br></span></a>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=7H8mGRvKDT0" target="_blank"><br>
    <span style="font-size: 12pt;">3- Je suis fou (elle est partie) / I want you (she's so heavy)</span></a>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=XTHQ5qfNls0" target="_blank"><br>
    <span style="font-size: 12pt;">4- Voila le soleil / Here comes the sun</span></a>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=0hYIsLlLmVs" target="_blank"><br>
    <span style="font-size: 12pt;">5- Parce que (Because)<br></span></a>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=TlL-EEfEgFo" target="_blank"><br>
    <span style="font-size: 12pt;">6- Tu ne m'as jamais donné ton argent / You never give me your money<br></span></a>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=R_gn09cC14I" target="_blank"><br>
    <span style="font-size: 12pt;">7- Le roi soleil / The sun king<br></span></a><br>
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=mSQaDjmeKvA" target="_blank"><span style="font-size: 12pt;">8- Sommeil d'or-Mets ton kway-La fin / Golden slumbers-Carry that weight-The end</span></a><br>
    <br>
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=gBw0PNe0OPo" target="_blank"><span style="font-size: 12pt;">9- Voilà le soleil (Rappel 1)<br></span></a><br>
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=V5cCQ5vT9UA" target="_blank"><span style="font-size: 12pt;">10- Tous ensemble (Rappel 2)</span></a><br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>2° rencontre "La rue de l'abbaye" à Tiznit</strong></span> (Maroc) en Février 2009<br>
    Le&nbsp;concert répétition sur le toit, mis en ligne sur Youtube,<br>
    avec pour public Pierre et Aicha la propriétaire de la maison que nous avons occupé pendant un mois.<br>
    <br>
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=3DHMNCwZg5Q" target="_blank"><span style="font-size: 12pt;">1- Introduction<br></span></a><br>
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=ltJZMx0IlUU" target="_blank"><span style="font-size: 12pt;">2- Certaines choses / Something</span></a><br>
    <br>
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=CGmrlrviyEs" target="_blank"><span style="font-size: 12pt;">3- Voilà le soleil / Here comes the sun<br></span></a><br>
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=L-VDF0aakBI" target="_blank"><span style="font-size: 12pt;">4- Parce que / Because<br></span></a><br>
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=wf_l4b9qoQg" target="_blank"><span style="font-size: 12pt;">5- Tu ne m'as jamais donné ton argent / You never give em your money<br></span></a><br>
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=-AetdyT-hDs" target="_blank"><span style="font-size: 12pt;">6- Le roi soleil / The sun king</span></a><br>
    <br>
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=dgMHHsf7dA4" target="_blank"><span style="font-size: 12pt;">7- Sommeil d'or-Mets ton Kway-La fin&nbsp;/ Golden slumbers-Carry that weight-The
    end</span><br></a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 07 Mar 2010 20:30:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.heilmanneric.com/article-la-rue-de-l-eglise-abbey-road-en-fran-ais-46238074.html</guid>
                <category>Heilmann</category>        <comments>http://www.heilmanneric.com/article-la-rue-de-l-eglise-abbey-road-en-fran-ais-46238074-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Landry, le garde-champêtre]]></title>
        <link>http://www.heilmanneric.com/article-landry-le-garde-champetre-46232031.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 10pt;">Je le connais depuis 2002, il est arrivé comme remplaçant sur un spectacle avec Jamais 203 à un moment où il était en survoltage intégral du cerveau à mélanger des
  quantités phénoménales d'alcool à un traitement anti-dépressif de maniaco-dépendant cyclothymique alors très peu de sommeil et c'était beau comme les montagnes russes, le système nerveux
  directement relié à la parole, un déluge de mots dans des phrases qui ne finissent jamais, un fleuve en ébullition, un volcan en éruption, une logorrhée, une diarrhée verbale comme je ne l'avais
  jamais vue avant. Un phénomène de la nature, un cas à part, un personnage, une curiosité, une tronche, un style, un ours bipolaire comme il dit de lui-même, <strong>Landry Pissot</strong>,
  intermittent du spectacle parmi d'autres, mais surtout garde champêtre d'opérette pour les réceptions en ville et autres fêtes au village...<br>
  <br>
  Quelques jours avec lui dans sa résidence secondaire atelier à quelques kilomètres du Mans fin 2009, la semaine&nbsp;de noël, à le filmer dans différentes situations de son quotidien dans l'idée
  qu'on a depuis que l'on se connait de faire un spectacle ensemble, avec moi dans le rôle du docteur auteur metteur en scène alors je lui dis qu'il faudrait qu'il s'arrête de parler de temps en
  temps pour pouvoir travailler un texte l'écrire se relire l'apprendre le jouer le répéter, recommencer et il est toujours d'accord, il peut même m'en parler pendant des heures du fait qu'il
  faudrait qu'il arrête de parler tout le temps et ça dure comme ça depuis des années.<br>
  <br>
  11 heures d'enregistrement sur K7 mini DV que je découpe en tranches plus ou moins grosses de moins de 10 minutes pour <strong>Youtube</strong>: Dans l'esprit d'une série soap opéra trash sans
  queue ni tête et sans début ni fin mais qui peut se voir comme un hommage à <strong>Oui Oui</strong> qui est mon premier héros de la littérature à qui il arrive toutes sortes d'aventures plus ou
  moins dérisoires et sans grande importance mais où tout le monde est très gentil, merci.<br></span>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><br>
    Donc, avec Landry, du verbe en rafale et au milieu de ce fatras chaotique et poétique quelques perles égarées, des fulgurances étonnantes, des raccourcis saisissants, drôles ou touchants. Des
    éclairs de lucidité et de clairvoyance, intact, vif, généreux, excessif, orgiaque et tonitruant, tout et son contraire qui passe du coq à l'âne en permanence parce qu'avec lui tout est dans tout
    et réciproquement, à bas la hiérarchie, tout le monde s'en fout, il est fou (moi aussi) et ça peut faire peur mais il n'est pas méchant du tout, (moi non plus). Tout passe en lui par la parole,
    la liberté des mots dans les phrases qui sortent de la bouche comme une malédiction ou une bénédiction selon le jour et l'heure, les circonstances et les humeurs.<br>
    <br>
    Une forme de résistance au préformatage culturel officiel insispide et bien pensant du produit bien encadré bien à sa place et qui rassure les responsables,&nbsp;parce que&nbsp;Landry déborde de
    lui-même naturellement, avec lui ça déborde de partout le plus souvent.</span>
  </p>
  <p>
    <br>
    Un point de vue personnel sur la réalité d'un système en fonction de la place qu'on y occupe. En l'occurence, Landry fait depuis des années une partie de ses heures d'intermittent dans un théâtre
    de la ville du Mans, le municipal qui se trouve sur la grand place en face de la cathédrale mais en fait ça devrait être conjugué au passé parce qu'il a été démoli le théâtre municipal pour être
    reconstruit tout neuf d'ici quelques années alors en attendant, Landry a perdu sa petite rente de sécurité de technicien du spectacle qui pousse des caisses à roulettes et qui tire sur des
    guindes et d'autres bricoles bien payées à pas trop stresser avec les horaires garantis par le syndicat qui n'est pas là pour plaisanter avec rien mais surtout pas les horaires et le tarif des
    heures supplémentaires...<br>
    <br>
    D'avoir perdu ça, ça le perturbe pas mal, énérvé de ne plus en profiter alors ça revient souvent comme un genre de refrain et qui articule tout ce qu'il y a autour. Une mise sous tension
    rattachée au système nerveux du labyrinthe de sa tête.
  </p>
  <p>
    <br>
    Quand c'est Landry qui parle, on a tout de suite le sentiment que ça pourrait ne jamais finir, enfermé dans un tunnel dans lequel ça glisse sans heurts ni ponctuation, s'y plonger, nager, au
    risque de s'y noyer&nbsp;mais revenir sur la plage le sable avec sa petite pelle à se demander à quoi ça sert et sans se prendre le rateau fatal des histoires infernales et toujours des
    kilomètres de phrases pour ceux qui aiment le jazz expérimental et verbal et aussi la littérature psychotique vaguement psychédélique.<br>
    <br>
    Toujours d'accord avec moi sur tout. C'est dès qu'il faudrait s'arrêtrer de parler que ça coince, la peur du vide, l'angoisse la panique l'abîme les abysses le vertige devant les zones
    indéterminées des troublants trous noirs le manque et l'absence de repère du père et de la mère&nbsp;mais de l'esprit sain et en bonne santé encore cette année, c'est déjà ça de gagné.
  </p>
  <p>
    <br>
    Après c'est l'alcool, un verre et puis un autre, la petite mécanique qui se met en place et on voit bien comment ça lui monte à la tête en spirale toujours plus, encore plus, ça monte, ça monte,
    ça chauffe, ça brûle et ça peut exploser à tout moment, s'accrocher à n'importe quoi, n'importe qui, un prétexte pour provoquer de la réaction, sénior carte bleue du client qui se prend pour le
    roi alors qu'on sait bien que la publicité ne raconte que des conneries mais Landry préfère y croire et avec l'alcool qui lui coule dans le sang il est emporté à se laisser aller à l'instinct
    animal,&nbsp;un fauve et tous les fantasmes primitifs qui vont avec: Tony Montana, Barbe bleue, Zeus qui fait péter les éclairs ou n'importe quel super héros à la con qui pourrait en imposer aux
    autres. A se la jouer grand seigneur maitre du monde il adore ça mais c'est rien que du bruit pour pas grand chose de toutes façons. De l'énergie pure qui brûle.
  </p>
  <p style="TEXT-ALIGN: justify">
    <br>
    Une impression de la pensée qui se déroule à l'infini les émotions les sensations les frustrations les ambitions les sentiments des gens comme des paysages en mouvement dans l'espace-temps du
    présent du passé des souvenirs et de l'avenir, les désirs et les plaisirs de la vie à se raconter des histoires qui s'empilent et s'entremêlent à tous les étages, pas de point pas de fin comme un
    cours d'eau qui roule sur les petits cailloux et qui creuse là où c'est mou sur la terre et qui emporte avec lui tous les mystères du ciel.<br>
    <br>
    Amen.<br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>2°&nbsp;série mise en ligne en janvier 2010</strong> (<strong>HD en 1280x720 format 16/9°)</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=utgPV2UEDak" target="_blank"><strong><br>
    Landry et les travaux en cours<br></strong></a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=7QNUp4ZYV_4" target="_blank"><strong>Landry rencontre Jean Michel Saindoux<br></strong></a><a href=
    "http://www.youtube.com/watch?v=apRzAhJMDHw" target="_blank"><strong>Landry : Tout est spectacle</strong></a><br>
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=XfMgtRjHLdc" target="_blank"><strong>Landry et la charcuterie</strong></a>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=3Vs4e2kYbto" target="_blank"><strong>Landry, le livre d'images et les rêveries</strong></a>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=0TY2maZuJ9w" target="_blank"><strong>Landry et le bateau ivre<br></strong></a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=5PgPSVVxGsY" target=
    "_blank"><strong>Landry spécial Beatles et joyeux noël</strong></a><strong><span style="font-size: 12pt;"><br>
    <br>
    1°&nbsp;série en format DV 720x576</span><br>
    Un premier jet pour voir comment ça marche sur Youtube, la compression et les temps de chargement. Du brut en vrac où Landry parle surtout de ses problèmes avec le théâtre et l'orthographe, mais
    de bien d'autres choses en même temps qu'il rencontre dans la bande son Jean Michel Saindoux qui chante les Beatles en français,<br>
    un autre projet enregistré début décembre à Apt.<br></strong>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=cElF_6-xtq0" target="_blank">Landry, la ficelle, le scoth et l'orthographe</a>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=2PSRmHXydh8" target="_blank">Landry façon strip tease<br></a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=JgVDClL1gy4" target="_blank">Landry et les piles
    usagées et l'orthographe</a>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=LgNW92FupXY" target="_blank">Landry et la cuisine salle de bain toilettes&nbsp;</a>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=H6O-PQYIGLg" target="_blank">Landry et la communication<br></a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Z8QIffmL4Es" target="_blank">Landry et le
    bricolage</a><br>
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=d73fHB-IPSE" target="_blank">Landry et les fautes d'orthographe</a>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=f70TbZZt7gY" target="_blank">Landry et le fil à linge</a>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=XvoRXssnpSc" target="_blank">Landry et le cable électrique</a><br>
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=q84t_EKg0sk" target="_blank">Landry et le grand nettoyage</a>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=oMfJbhoZJrE" target="_blank">Landry et les tournevis</a>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=JmmULR8Lmvk" target="_blank">Landry et la nourriture</a><br>
    <a href="http://www.youtube.com/watch?v=GAroz19AVnQ" target="_blank">Landry et le feu de bois<br></a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=rIaFC18m9_4" target="_blank">Landry balayage et
    bavardage</a><br>
    <br>
    <br>
    Et d'autres encore un venir, dans l'idée d'une parole qui coule comme un cours d'eau, petit ruisseau, rivière, fleuve, torrent, indéfiniment.<br>
    Pour ceux qui aiment le Jazz et les kilomètres de phrases.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 07 Mar 2010 19:10:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.heilmanneric.com/article-landry-le-garde-champetre-46232031.html</guid>
                <category>Heilmann</category>        <comments>http://www.heilmanneric.com/article-landry-le-garde-champetre-46232031-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Révélation 2010 (MARO-C-AMOR-C)]]></title>
        <link>http://www.heilmanneric.com/article-maro-c-amor-42675589.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: left;">
    <b><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #000080;">Délocalisé</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt;">A&nbsp;l'occasion du passage de 2009 à 2010, en repérage dans le Sud Maroc, à Tiznit et les alentours, sur la côte Atlantique, à 200 kilomètres au dessus du Sahara
    et 100 kilomètres en dessous d'Agadir. 10 jours chez les Berbères, dans une région du monde où la vie, essentiellement rurale, ne coûte pas chère et où la plupart des gens parlent français, ça
    aide. A 3/4 heures de Charleroi-Paris-Marseille-Toulouse pour le même prix qu'un aller/retour en TGV entre Avignon et Lille par exemple, ça donne à réfléchir.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    En juin 2009, Roger et moi nous avons joué "<a title="null" href="http://www.ciejamais203.com/" target="_blank"><strong>le Cinérotic</strong></a>" en ouverture du festival annuel du musée de la
    marionnette à Lisbonne, pendant 3 jours mais seulement 2 heures le soir, avant et après le spectacle du <a title="null" href="http://www.theatre-lalicorne.fr/" target="_blank">Théâtre de la
    Licorne</a>. Dès qu'elle est sortie de la camionnette, je me suis dit que sa tête me disait bien quelque chose mais avant que je ne retrouve son nom et pourquoi comment on se connaît, elle est
    venue vers moi pour me le dire: Catherine, ex femme de Paco, avec qui elle a eu sa fille unique, Andréa, qui a maintenant 17 ans et Paco et moi, en plus d'avoir&nbsp;tourné avec Art.M entre 1999
    et 2002, nous partagions toujours la même chambre d'hôtel à cause que nous étions les 2 fumeurs de joints de l'équipe.
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    Catherine est depuis 10 ans l'administratrice du théâtre de la Licorne, compagnie de théâtre d'objets de renommée internationale, qui est installée dans l'ancien Aéronef à Lille, où j'ai fait mes
    débuts d'artiste, au début des années 90.&nbsp;Au hasard des coïncidences heureuses, j'ai eu l'occasion d'y repasser en fin d'année pour les 20 ans et il y a encore de mes peintures partout sur
    les murs...
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    Pendant notre séjour à Lisbonne, nous avons donc eu le temps de parler de choses et d'autres et parmi celles-ci, elle m'a dit qu'elle avait acheté une grotte face à l'océan Atlantique, dans le
    sud du Maroc, et qu'il fallait absolument que je vienne voir ça. Etant à ce moment là dans un état de dérive psychologique assez avancé, je me suis dit que ce serait surement pas mal d'aller voir
    ailleurs si j'y suis mieux qu'ici,&nbsp;et savoir à quoi ça peut ressembler la vie là-bas.
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #000080;"><strong>Voyage organisé</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt;">Je suis parti le 29, juste après&nbsp;avoir mis en ligne sur Youtube&nbsp;quelques extraits du projet&nbsp;"<a title="null" href=
    "http://www.youtube.com/watch?v=ptB3xvG2oOg" target="_blank">Beatles en français</a>" et&nbsp;"<a href="http://www.youtube.com/watch?v=cElF_6-xtq0" target="_blank">Landry t'explique la vie</a>",
    filmés en décembre.&nbsp;Arrivée à Agadir 2 heures avant l'avion de Catherine et Laurent, qui eux&nbsp;partaient de Charleroi, avec Germain, le neveu de Laurent et un couple d'amis que je ne
    connaissais pas, puis nous sommes montés tout de suite à 7 avec le chauffeur dans une petite voiture jusqu'à Tiznit. Jusque là, tout s'est passé comme prévu. Après, je n'avais rien de prévu à
    part ne pas les suivre tout de suite dans la grotte mais les y retrouver quelques jours plus tard.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <b><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #000080;">50 Dirhams</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt;">50 dirhams, c'est environ 5 euros et c'est le prix d'une nuit à l'hôtel des touristes de Tiznit, avec l'eau chaude dans la douche et internet wifi dans la chambre
    et le petit déjeuner compris. Tout le confort moderne donc et j'y ai passé une 2° nuit pas prévue parce que la voiture de location qui devait arriver le lendemain matin n'est arrivée que le
    surlendemain en début d'après midi.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    N'étant jamais venu au Maroc auparavant, j'avais envie de voir d'ifférents villages et d'autres paysages avant la grotte. J'ai donc loué une voiture pour 3 jours, à 300 dirhams la journée, plus
    l'essence qui coûte plus ou moins la même chose qu'en France.&nbsp;Direction Tafraout dans un village d'artisants dans la montagne, pas très à l'aise d'y être seul sans envie particulière
    d'acheter des objets folkloriques dont je ne connais pas les prix qui par principe ne sont jamais affichés.
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    Mais au cours de mon séjour, j'ai appris que 50 dirhams, c'était aussi le prix d'un kilo de viande et encore le salaire d'une journée de 9 heures de travail pour Baguerra, le fils de l'un des
    pêcheurs rencontré dans la grotte quelques jours plus tard.
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <b><br>
    <span style="color: #000080;"><span style="font-size: 12pt;">Réveillon</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt;">C'était le 31 décembre&nbsp;et de Tafraout, je suis parti pour Agadir mais je me suis un peu égaré dans la montagne à me retrouver sur la route de Tiznit par
    laquelle j'étais arrivé et que je voulais éviter&nbsp;mais après avoir longé la côte, je me suis égaré à nouveau parce que le Maroc du sud n'est franchement pas fort équipé en panneaux
    indicateurs.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    Dans un petit village, je suis tombé sur un groupe d'adultes désoeuvrés à qui j'ai demandé ma route et 2 d'entre eux m'ont tout de suite proposé de monter avec moi pour que je ne me perde plus et
    que je les emmène dans le coin des boites de nuit et on y est effectivement arrivé directement. Ils ne parlaient pas trop français mais ils m'ont fait comprendre qu'ils étaient des pêcheurs de
    misère et celui qui était à côté de moi n'arrêtait pas de répéter "Whisky" en rigolant de toutes ses dents, enfin, celles qui lui restent.
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    Après les avoir déposé, je me suis baladé un peu sur l'avenue qui longe la mer mais que l'on ne voit pas à cause des hôtels-clubs-boites de nuit qu'il y a tout le long alors je suis allé me
    coucher de bonne heure, ce qui ne m'arrive pas souvent habituellement, mais comme c'était fête officielle...
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <b><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #000080;">Le prix des choses</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le lendemain en sortant de l'hôtel à 220 dirhams la nuit, alors que je cherchais du tabac, un gars bien dévoué m'accompagne jusqu'au bureau le plus proche&nbsp;puis
    me propose d'aller voir une exposition de Touaregs, dont c'est le dernier jour à ce qu'il me dit. Malheureusement, tout ce qu'il y avait à voir, c'était des plantes séchées, des épices et des
    aromates dans des bocaux en plastique comme on en voit partout au Maroc et même ailleurs mais le responsable de l'expo m'a tout expliqué ce que c'était, d'où ça venait et à quoi ça pouvait servir
    pendant qu'un autre m'offrait le thé alors ce n'était pas pire, assez amusant à voir. A la fin du speech absolument pas improvisé, il m'a demandé de lui indiquer ce que je désirais
    acheter.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    J'ai choisi le thé naturellement sucré du Sahara que j'étais en train de boire, des petites graines à moudre pour arrêter de fumer un jour peut-être et du safran qui avait une belle couleur
    orangée. Le tout pour 350 dirhams... Ca a du les dérouter un peu que je n'essaie pas de négocier le tarif alors mon guide m'a offert de l'huile solaire dans un petit flacon tout merdeux.<br>
    <br>
    Après il a tellement insisté pour m'emmener voir "la ferme du hashisch" que j'ai fini par accepter mais arrivé dans le village où elle est censée se trouver, il m'a expliqué que seuls les
    marocains pouvaient y entrer alors il est allé seul me chercher 300 dirhams de double zéro. Il est revenu avec un bout qui m'a semblé plus petit que ce que je trouve habituellement en France pour
    le même prix et qui n'était&nbsp;de plus&nbsp;pas spécialement meilleur. Avant de me lâcher, il a encore réussi à me taper 100 dirhams parce que d'après lui, je venais de faire des super
    affaires, et je me suis même laissé aller jusqu'à lui dire merci...
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    Si j'ai bien compris tout de suite que j'étais pour lui le super pigeon du jour, je n'ai en revanche pris conscience que plus tard que j'avais là dépensé en moins d'une heure, et pour quelques
    grammes de productions locales, 15 jours du salaire d'un travailleur marocain de base.
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    Et je me suis dit qu'à l'avenir, le mieux pour moi serait d'éviter de trainer dans Agadir.
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    　
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <b><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #000080;">Les villes et les villages</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt;">Alors&nbsp;je suis allé visiter en accéléré d'autres villages, en commençant par Massa puis Aglou, qui se situent en bord de mer. Le soir, je suis allé manger à
    Meerleft, un autre village d'artisants par très loin. Le lendemain j'avais rendez-vous avec Catherine pour aller à Goulmine, plus au sud, là où commence le Sahara mais elle n'était pas au
    rendez-vous et pas moyen de s'appeler sur les portables.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    Sur la route, je me suis fait arrêter par un policier qui m'a dit que je venais de doubler sur une portion de route non autorisée, et devant lui en plus, mais il m'a rapidement laissé partir
    parce que je parlais trop bien français, à ce qu'il m'a dit et je crois bien que c'était la première fois de ma vie que je mettais mal à l'aise un policier...
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    A Goulmine, je suis surtout allé voir le souk des touaregs qui viennent une fois par semaine vendre leurs productions sorties du désert. A peine descendu de voiture, un homme en bleu est venu
    m'accoster pour que j'aille voir ses dromadaires et il m'a proposé d'en acheter un. Soit le blanc qui flaire les points d'eau à 50 kilomètres de distance et qui est un ami très fidèle, soit un
    autre modèle marron foncé&nbsp;qui coûte&nbsp;moins cher mais je ne sais pas si les prix, 15.000/10.000, étaient en euros ou en dirhams ou bien encore une autre monnaie possible à ce qu'on m'a
    dit.
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <b><br>
    <span style="color: #000080;"><span style="font-size: 12pt;">La vache qui rit contre Coca-cola</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt;">Dans cette région du monde, il y a très peu de publicités dans les rues car la société de consommation n'est pas encore arrivée jusque là mais les téléphones
    portables, la télévision et l'internet sont partout.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    Quelques enseignes anciennes pour Coca-cola rongées par la rouille ou délavées par le soleil trainent ici ou là mais c'est la Vache qui rit que l'on rencontre le plus souvent au coin des rues,
    insolite et incongrue et qui rappelle de manière évidente que le Maroc est une ancienne colonie française.
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    A part ça, pas de cinéma, pas de salles de spectacle ou de bar pour écouter/jouer de la musique. La vie culturelle y est traditionnelle et rattachée aux fêtes religieuses&nbsp;et le reste&nbsp;se
    passe dans des sphères privées auxquelles je n'ai pas eu accés.
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <b><br>
    <span style="color: #000080;"><span style="font-size: 12pt;">Des personnages</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt;">Ensuite, il fallait que je rentre à l'hôtel des touristes à Tiznit pour rendre la voiture avant la nuit. Les 2 gérants de l'hôtel parlent parfaitement le français,
    mais Abdou est une sorte de Zébulon monté sur ressort avec un accent très caricature de dessin animé qui raconte des blagues le plus souvent alors que Mohamed est tout à l'opposé, qui parle
    toujours sérieusement et calmement. C'est surtout avec Abdou que j'ai passé du temps à discuter, du Maroc, des villes et des villages que je venais de visiter et aussi des maisons à louer ou à
    acheter à&nbsp;des prix dérisoires par rapport à ce qui se pratique par ici.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    Dans l'hôtel ce soir là, il y avait un autre Paco qui s'occupe de diffuser des spectacles, dont celui de Maria Dolores que j'ai connu à ses débuts alors il s'est avéré que nous avions pas mal de
    connaissances en commun sur Toulouse en particulier et dans le théâtre de rue en général. Il était en vacances chez Stéphane qui lui est un anar autonome intransigeant sur les prix et toujours
    prêt à se battre, qui s'est acheté une petite maison à&nbsp;7 000 euros à Ain Ouled-Geerar, un petit village à 15/20 kilomètres de Tiznit, qu'il repâte, retape&nbsp;et aménage petit à petit. 160
    mètres carrés en comptant la cour avec des grands murs, mais seulement 40 ou 50 mètres carrés la partie couverte avec un toit, ce qui est dans la norme locale.
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    Et aussi 2 Françoise françaises qui ont toutes 2 l'âge de la retraite qu'elles ont décidé de&nbsp;vivre dans la région et encore d'autres gens de différentes nationalités.
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <b><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #000080;">Les grottes</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt;">Le lendemain, Catherine, Laurent, Germain, Christophe et Pascaline sont revenus de la grotte et nous avons passé la fin de la journée ensemble à faire des courses.
    Le lendemain suivant, c'était le 4, Christophe et Pascaline reprenaient l'avion à Agadir pendant que j'allais enfin découvrir la grotte qui est en fait loin d'être toute seule puisque celle de
    Catherine porte le n° 245 et celle du père de&nbsp;Baguerra le 310. C'est en fait une sorte&nbsp;de complexe anarchique&nbsp;contre l'océan.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    Pour s'y rendre, il faut quitter la route goudronnée et suivre une piste ensablée plus ou moins praticable pendant 4 ou 5 kilomètres. Sur cette piste, nous avons croisé un monsieur d'un certain
    âge qui faisait la route à pied alors nous l'avons invité à monter dans le taxi qui nous a déposé au bord de la falaise, quelques dizaines de mètres au-dessus de l'eau.
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    Il se prénomme Hassanine, ancien prof de langue française à la retraite, qui lui aussi possède une grotte mais la plupart appartiennent à des pêcheurs sobrement équipés d'une simple canne des
    plus rudimentaires. Mes amis m'ont présenté à lui comme étant poète alors il m'a déclamé un texte rimé de sa composition, écrit dans sa grotte dans laquelle il aime à méditer mais&nbsp;ensuite
    les autres m'ont dit qu'il aimait surtout y boire tranquille, ce qui n'est pas incompatible.
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    Mohamed qui est celui par qui Catherine est arrivée là est actuellement en prison, Larbi le voisin de la grotte 246 nous a invité à partager le tagine qu'il venait de préparer puis j'ai rencontré
    Abdoulah qui vit à Tiznit, Mobarake qui possède une mobylette et qui est le gardien d'une grotte suréquipée qui appartient au frère du propriétaire d'un hôtel de luxe dans la réserve naturelle de
    Massa et aussi Agnaol qui est sourd-muet mais qui arrive très bien à se faire comprendre. Je l'ai vu 2 jours plus tôt se faire virer de la terrasse&nbsp;d'un café européanisé et il meuglait comme
    une vache qu'on va étrangler parce qu'il n'était pas d'accord, toute la rue était au courant.
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <b><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #000080;">Les plages</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt;">Baguerra est arrivé&nbsp;plus tard le soir pendant que nous regardions un&nbsp;gros nanard français&nbsp;sur l'ordinateur portable. Le lendemain matin, nous sommes
    allés nous promener sur les différentes plages: Bozgage, Anstame, Asarage, Akamoh, Bohlwane et Karat qui sont toutes très proches les unes des autres mais séparées par des falaises de sable dur
    dessinées par le vent et trouées par la mer qui tape et creuse avec des belles grosses vagues qui s'éclatent alors c'est un beau spectacle permanent. L'une des plages a été baptisée "La plage des
    cailloux qui chantent" à cause des galets qui roulent, transportés par le ressac mais elle ne chantait pas quand nous l'avons traversée car ce n'était pas la bonne saison, ou pas la bonne
    heure.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <b><br>
    <span style="color: #000080;"><span style="font-size: 12pt;">Baguerra</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt;">C'est son surnom et quand il était plus jeune, il rêvait d'être un footballeur professionel, il jouait avant-centre mais il a passé un diplôme de
    réparateur-installateur de frigidaires qui ne lui a pas permis de trouver du travail dans ce secteur d'activité jusqu'à présent. Il travaille actuellement à Agadir dans une petite manufacture qui
    emboutit de l'inox, à gagner donc 50 dirhams par jour pour 9 heures de dur labeur sur des machines à pédales comme on n'en voit plus chez nous depuis longtemps. (Le modèle qui nique les bras). Il
    a 20 ans et rêve d'aller vivre en France comme son cousin, d'avoir un jour une voiture comme lui, mais pour le moment une mobylette le comblerait, surtout le modèle 103 classique de chez Peugeot
    dont il a mis en ligne une belle photo sur son skyblog avec la légende suivante: rien à dire !</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    Il est très beau et tout sourire. Nous avons passé la journée puis la soirée à parler de nos rêves, lui à partir là-bas chez moi et moi à venir vivre ici chez lui. Il nous a beaucoup répété que
    c'était pour lui beaucoup de bonheur de passer du temps avec des français et avant d'aller dormir il m'a parlé de manière elliptique mais néanmoins concrète&nbsp;de prendre du plaisir sur lui
    alors j'ai pensé à André Gide mais mon instinct sexuel étant assez limité et mes pulsions homosexuelles totalement inexistantes, nous en sommes restés là, avec nos désir d'ailleurs chacun pour
    soi.
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    Cette nuit là, il y avait tempête dans le ciel et il a beaucoup plu et même neigé sur les sommets à partir de 1000 mètres. Le lendemain, quand nous avons quitté les grottes, la route était
    inondée, traversée par une rivière improvisée mais nous avons tout de même réussi à passer, de justesse. J'ai offert à Baguerra un banjo pour qu'il s'exerce à la musique qu'il a déjà pratiqué
    occasionnellement, qui est un autre de ses rêves, qui est ce qu'il aurait de mieux à m'offrir pour me faire plaisir, des histoires de sa vie en chansons et je lui ai demandé de m'écrire des
    poèmes en berbère, que je traduirai en français à l'occasion.
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    Et puis c'était fini les vacances, mais c'est décidé, j'y retourne en février.<br>
    <br>
  </p><img src="http://img.over-blog.com/600x450/0/50/21/72/vuesudgrotte.jpg" alt="vuesudgrotte.jpg" class="CtreTexte">
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/600x450/0/50/21/72/353.jpg" alt="353" class="noAlign"><br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/600x450/0/50/21/72/vuenordgrotte.JPG" alt="vuenordgrotte.JPG" class="noAlign"><br>
    <br>
    et d'autres images encore:<br>
    <br>
    <a href="http://www.heilmanneric.com/album-1548552.html">La mer</a> - <a href="http://www.heilmanneric.com/album-1548545.html">Les grottes</a> - <a href=
    "http://www.heilmanneric.com/album-1548546.html">Inondation</a>&nbsp;- <a href="http://www.heilmanneric.com/album-1548563.html">La falaise</a>&nbsp;- <a href=
    "http://www.heilmanneric.com/album-1548544.html">Les gens</a> - <a href="http://www.heilmanneric.com/album-1548554.html">Les oiseaux</a> - <a href=
    "http://www.heilmanneric.com/album-1548556.html">Les pêcheurs</a>&nbsp;- <a href="http://www.heilmanneric.com/album-1548566.html">Un village</a><br>
    <br>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 10 Jan 2010 16:29:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.heilmanneric.com/article-maro-c-amor-42675589.html</guid>
                <category>Le Maroc</category>        <comments>http://www.heilmanneric.com/article-maro-c-amor-42675589-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Dali, son double et le grain de beauté]]></title>
        <link>http://www.heilmanneric.com/article-34931300.html</link>        <description><![CDATA[Elle fut ma Gradiva, la guérisseuse des épouvantes, la conquérante de mes délires, l'amante aimant de mes forces verticales. Elle est Leda, la mère. Elle est Hélène, soeur immortelle de Pollux-Dali
  dont le Castor est <b>ce frère génial que j'eus et qui se prénomma aussi Salvador...</b><br>
  <br>
  Gala est encore un Sphinx, mais secourable, qui au lieu de m'interroger, interroge pour moi les énigmes et détient dans sa chair les réponses. C'est pourquoi je décrirai ma passion à partir d'un
  point minuscule de son corps de femme : un grain de beauté. Ce grain de beauté, situé sur le lobe de l'oreille gauche de Gala, est le lieu de concentration de ma vie affective dominée par le drame
  du père. J'ai dit souvent que mon père était à la fois Moïse, Guillaume Tell et Jupiter mais je ne me suis jamais bien expliqué sur les origines de mes traumatismes. Mon père m'a infligé dès ma
  naissance, par excès d'amour qui ne s'adressait pas à moi mais <b>à mon frère mort</b>, une blessure narcissique par où ma raison faillit s'engouffrer et que mon génie est parvenu, aidé par Gala,
  non à fermer tout à fait mais à utiliser positivement.<br>
  <br>
  <b>Je naquis double</b>. Mon frère, premier essai de moi-même, génie extrême et donc non-viable, avait tout de même vécu 7 ans avant que les circuits accélérés de son cerveau ne prennent feu. C'est
  à cause de ce Salvador que j'étais le bien-aimé que l'on aimait trop. Il n'existe pas, pour le petit enfant, de choc plus catastrophique que le trop amour, et ce trop
  amour-à-cause-d'un-autre-moi-même, j'allais le ressentir avec la violence et l'étendue que permet le monde symbiotique et indifférencié des premières années...<br>
  <br>
  J'étais un après-midi avec Gala dans l'atelier de Picasso. Il était pour elle d'une gentillesse exceptionnelle. Evénement rarissime, il alla jusqu'à lui faire cadeau d'un tableau. Invitée à
  choisir, elle désigna par discrétion la plus petite des toiles cubistes. Comme elle se penchait pour prendre celle-ci, Picasso lui saisit l'oreille entre le pouce et l'index et s'exclama :
  "<em>Mais vous avez exactement le même grain de beauté que moi!</em>" Je m'approchai. Je touchais ces deux oreilles. Je sentis ce même relief. Immédiatement, j'éprouvai un tressaillement, je sus
  que je tenais la preuve glorieuse de la légitimité de mon amour. De retour chez moi, dans un état d'enthousiasme, je me persuadai que ce grain ne pouvait que correspondre à une intersection des
  lignes de la section dorée et je n'eusse de cesse de vérifier cette intuition viscérale. Je me plongeai dans les travaux du prince roumain Matila Ghyka, professeur d'esthétique à l'université de
  Californie du sud. J'eus des conversations avec lui et je lus sa géométrie de l'art et de la vie. Je retournai à Fra Luca Pacioli, ami de Léonard de Vinci et père de la divine proportion. Je
  découvris dans les tracés de régulation de Matila Ghyka, sur le visage d'une suédoise, le point de croisement exactement situé sur l'oreille gauche du grain de beauté de Gala et de Picasso. Je
  m'acharnai à découvrir la légitimité du mot: grain de beauté. Les anciens, nourris de la science platonicienne des formes idéales, n'avaient-ils pas vu, dans certains grains, des points de repères
  de l'harmonie parfaite ? Ainsi, ce minuscule relief sur le lobe de l'oreille de Gala reliait mon amour à la passion du père et à la passion esthétique: à la puissance fondamentale et à la beauté
  absolue. Il prenait donc une valeur sacrée et, en touchant cette petite tache brune, je prenais une vive conscience de la cohérence de ma vie et de l'universalité de sa signification. Enfin,
  poussant à fond ce délire éclairé, je voulais voir dans ce grain de beauté, point de fixation des structures de ma personnalité, <b>l'habitat de mon frère mort</b> et le lieu de condensation de
  l'énergie biologique, un noyau glorieux de la matière vivante...<br>
  <br>
  On ignore encore davantage comment apparaît le bronzé en relief du grain de beauté. J'imagine qu'un soleil intérieur, privilège des natures d'exception, imprègne du dedans cette couche germinative,
  se manifestant ainsi en surface par un grain de beauté, signature des architectures divines. Bien entendu, des individus ordinaires peuvent posséder une grande quantité de grains, jetés au hasard,
  éparpillés de manière prosaïque. Mais chez des êtres de texture psychique exceptionnelle, les grains seraient le reflet de ce soleil intérieur, de ce Dieux en eux... Je me demande si ce pattern
  invisible et présent ne pourrait, chez certains humains très glorieux, se trouver contenu et résumé dans un seul grain de beauté indicateur de la section dorée. Ainsi dans mon délire constamment
  alerté ai-je peut-être découvert une signalisation universelle, un diagramme de la personnalité divine, <em><b>la carte d'identité angélique de l'humain</b></em>.<br>
  <br>
  Il y a moins de folie dans ma méthode que de méthode dans ma folie, et c'est pourquoi j'ai continué de dire que la seule différence entre un fou et moi est que je ne suis pas fou.&nbsp; Il était
  d'une logique toute monarchique, à l'intérieur de mon système, que je trouve, sur la peau suave de l'oreille de Gala, le sceau, le cachet de l'authenticité de ma passion, et, sous forme de cette
  pastille sacrée, l'hostie de la communion paternelle. Découvrir un tel signe sur Gala et sur Picasso me conduisait à une reconnaissance totale de moi-même et à la régularisation de mes hantises et
  vertiges. J'y voyais de surcroit, <b>l'étoile du génie de mon frère mort, moi qui naquis double</b>. J'y voyais le point de clôture de ma personne et le point central de mon génie. Enfin,
  l'inconscient dalinien faisant apparaître Leda, la mère cosmique des jumeaux divins, je puis fermer la boucle et me permettre de posséder en toute légitimité, mon père, mon frère, ma mère et la
  beauté. Ce grain de beauté, qui clôt le corps de Gala, clôt mon espace intérieur.<br>
  <br>
  Que ma passion pour Gala se concentre sur ce point n'est pas seulement un effet de la réflexion. D'ailleurs, la réflexion n'est jamais, chez moi, une activité pure, mais une analyse et une
  hiérarchisation des pulsions internes. Dans la mesure où je suis un mystique espagnol, je suis un hyperréaliste, partant du concret pour y revenir, et je n'aurais pas été en alerte si ce grain de
  beauté n'était, précisément, la partie du corps de Gala que j'aime le plus toucher. Sans cesse mes doigts se portent voluptueusement vers son oreille, et ce geste est inséparable de la plupart de
  mes méditations.<br>
  <br>
  <span style="font-size: 12pt;"><em>Je rappelle que dans l'annonciation, qui est l'histoire de l'<b>Angélus</b>, c'est par l'oreille de Marie que le verbe de Dieu pénètre en elle. Ce long extrait du
  premier chapitre du Dali-Pauwels intitulé "<b>Les passions selon Dali</b>", a donc ici toute sa place, dans un grain de beauté particulièrement bien placé.<br>
  Et les fragments ci-dessous sont extraits du même ouvrage à 2 têtes, où il est encore question de son frère mort.</em></span>..<br>
  <br>
  Me venger d'être trop aimé? M'affirmer pour effacer <b>le souvenir de mon frère mort</b>? J'étais le type même du pervers polymorphe. Je jouissais d'infliger des supplices à mon entourage, et mes
  premières années furent marquées par une anomalie freudienne caractérisée : le plaisir suraigu de retenir mes crottes.<br>
  <br>
  Enfant, à la vue d'un drap noir, mes cheveux se dressaient, la peur m'entrait dans le ventre. Je tremblais si l'on me parlait d'<b>aller au cimetière voir mon frère</b>. La nuit venue, je ne&nbsp;
  pouvais traverser la chambre de mes parents, à cause du portrait de ce frère et de la reproduction du christ de Velasquez. Si la mort m'exalte maintenant, c'est que l'horreur qui s'y attache
  naturellement est allée au tout-à l'égout; je l'ai digérée et rejetée, m'étant beaucoup nourri d'images lugubres.<br>
  <br>
  <span style="font-size: 12pt;"><em>...et du plaisir de la sublimation :<br></em></span><br>
  Une énorme déception, un froid abyssal, se sont abattus sur l'assemblée. Mais enfin, nul n'a protesté, chacun s'est incliné devant l'apparition d'une mystérieuse impossibilité. Ils sont partis, la
  glace dans le coeur. Et moi, je suis resté seul dans cette nef des fous, au milieu des fumées colorées, admirant ce miraculeux échec, pleurant de joie devant ce sabotage gigantesque, dans un état
  de jubilation maximal.<br>
  <br>
  Mais je répète que la perversion sublime et le plaisir le plus aigu, celui qui étire mes lèvres et les retrousse, est dans l'annulation brusque du désir, l'arrêt inattendu, l'échec. Je pense
  aujourd'hui que mon érotisme n'est pas sans liaison avec la vieille influence cathare, la mystique des troubadours et de l'amour courtois, les jouissances de la non-consommation, les
  spiritualisations de l'acte par privation, la remontée des énergies de l'orgasme vers le cerveau, l'inversion du flux pour un éblouissement cérébral, bref tout ce qu'a étudié René Nelli. Des grands
  orgasmes intellectuels à partir de presque rien tangible. Un maximum de désir pour un minimum de consommation. Le désir comme valeur transmutante : mon foutre intériorisé qui rejaillit à la pointe
  de mon pinceau.<br>]]></description>
        <pubDate>Sat, 15 Aug 2009 18:26:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.heilmanneric.com/article-34931300.html</guid>
                <category>L'angelus de Millet</category>        <comments>http://www.heilmanneric.com/article-34931300-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Van Gogh et Millet]]></title>
        <link>http://www.heilmanneric.com/article-34846130.html</link>        <description><![CDATA[Lorsque Vincent Van Gogh arrive à Paris pour la seconde fois, en 1875, <b>Millet</b> vient de mourir. La vente aux enchères de l’atelier du peintre de Barbizon est passée. En revanche, près d’une
  centaine de ses pastels sont exposés à l’hôtel Drouot. De là date la rencontre picturale, vécue par Van Gogh comme un éblouissement qui lui fera écrire plus tard à son frère Théo : "<b><em>Millet,
  c’est Millet le père, c.-à-d. qu’il est guide et conseiller en tout pour les jeunes peintres</em></b>." Mais Van Gogh n’est encore que l’employé de la galerie Goupil et Cie, s’essayant péniblement
  au commerce d’art dont il exècre la malhonnêteté. Il y échouera, comme ensuite à son emploi de commis en librairie puis à ses études de théologie.<br>
  <br>
  En 1884, il confie: “<b><em>Pour moi, Millet est le peintre essentiellement moderne grâce à qui l’horizon s’est ouvert devant beaucoup...</em></b>”<br>
  <br>
  Van Gogh, alors qu’il n’était âgé que de 22 ans, après avoir assisté à la vente de 95 pastels de Millet à Drouot, écrivait à Théo: “<b><em>Quand je suis arrivé dans la salle où étaient exposées les
  œuvres de Millet, j’ai éprouvé quelque chose dans le genre de “Déchausse-toi, le lieu que tu foules est sacré..</em>.</b>”<br>
  <br>
  <span style="font-size: 12pt;">Ci-dessus, quelques commentaires</span> <span style="font-size: 12pt;">de Vincent Van Gogh à propos de Jean François Millet</span>, <span style="font-size: 12pt;">son
  maître, qu'il appelle le père,</span> <span style="font-size: 12pt;">glanés sur internet et dont la source est à retrouver...<br>
  <br>
  Et ci-dessous,</span> <span style="font-size: 12pt;">une compilation d'extraits des <em>"<b>Lettres à son frère Théo</b></em>", relu dernièrement</span><span style="font-size: 12pt;">.</span>
  (Edition L'imaginaire - Gallimard)<br>
  <br>
  <span style="font-size: 12pt;"><b>Novembre 1978 - octobre 1880 - le Borinage<br></b></span>127<br>
  Tu te rappelles peut-être bien que j'ai su (et il se peut que je le sache encore), ce que c'était que Rembrandt, ou ce que c'était que <b>Millet</b>, ou Jules Dupré, ou Delacroix... Bon,
  maintenant, je n'ai plus cet entourage là - pourtant ce quelque chose qui s'appelle âme, on prétend que cela ne meurt jamais, et que cela vit toujours et cherche toujours et toujours, et toujours
  encore.<br>
  <br>
  133<br>
  Ce serait donc un malentendu si tu persistais à croire que par exemple maintenant je serai moins chaleureux pour Rembrandt, ou <b>Millet</b>, ou Delacroix, ou que ou quoi que ce soit, car c'est le
  contraire; seulement voyez-vous, il y a plusieurs choses qu'il s'agit de croire et d'aimer, il y a du Rembrandt dans Shakespeare, et du Corrège en Michelet, et du Delacroix dans V. Hugo, et puis il
  y a du Rembrandt dans l'évangile ou de l'évangile dans Rembrandt, comme on veut, cela revient plus ou moins au même, pourvu qu'on entende la chose en bon entendeur, sans vouloir la détourner en
  mauvais sens et si on tient compte des équivalences des comparaisons, qui n'ont pas la prétention de diminuer les mérites des personnalités originales. Et dans Bunyan il y a du Maris ou du
  <b>Millet</b> et dans Beecher-Stowe il y a du Ary Scheffer.<br>
  <br>
  <span style="font-size: 12pt;"><b>Cuesmes, 24 septembre 1880</b></span><br>
  136<br>
  J'ai un peu étudié certains ouvrages d'Hugo cet hiver dernier, soit Le dernier jour d'un condamné, et un très beau livre sur Shakespeare. J'ai entrepris l'étude de cet écrivain depuis longtemps,
  cela est aussi beau que Rembrandt. Shakespeare est à Charles Dickens ou à V. Hugo, ce que Ruysdaël est à Daubigny, et Rembrandt à <b>Millet</b>.<br>
  <br>
  <span style="font-size: 12pt;"><b>Etten, avril 1881 - décembre 1881</b></span><br>
  161<br>
  <b>Le père Millet</b> ! A-t-il dû faire face à plus de dépenses que tant d'Italiens et d'Espagnols qui "vivent dans le désert où le ciel est de cuivre et le sol de fer" ? Est-ce qu'une épouse coûte
  plus cher qu'une maitresse? Vous payez tout de même les maitresses, messieurs les marchands d'art, et ces dames se moquent de vous derrière votre dos.<br>
  <br>
  <span style="font-size: 12pt;"><b>La Haye, décembre 1881 - septembre 1883</b></span><br>
  <br>
  Je trouve vrai la réflexion du <b>père Millet</b>: <em>Il me semble absurde que les hommes veuillent paraître autre chose que ce qu'ils sont.</em><br>
  <br>
  180<br>
  Je recopie quelques phrases extraites du Millet de Sensier, qui m'ont profondément frappé et ému; ce sont des mots de <b>Millet</b>: "<em>L'art c'est un combat, -dans l'art, il faut y mettre sa
  peau. Il s'agit de travailler comme plusieurs nègres: j'aimerais mieux ne rien dire, que de m'exprimer faiblement.</em>"<br>
  C'est seulement hier que j'ai lu cela, mais j'avais déjà éprouvé la même chose auparavant.<br>
  <br>
  181<br>
  Il est suprêmement indélicat de la part d'un critique d'aller pêcher de quoi critiquer dans la vie privée d'un homme, dont l'oeuvre ne prête à aucune critique. De Groux est un maître, de même que
  <b>Millet</b> et Gavarni."<br>
  <br>
  193<br>
  "Vous m'avez laissé tomber quand j'étais aux prises avec les difficultés, mon ami, je ne vous connais pas, allez-vous en , car vous me cachez la lumière." Mon dieu, de quoi aurais-je peur, que
  m'importent les "déplaisant" et les "invendable" de Tersteeeg ? S'il m'arrive de perdre courage, je contemple Les bêcheurs de <b>Millet</b>, Le banc des pauvres de de Groux, et Tersteeeg devient
  alors si petit, si petit! Tous ces commérages me paraissent si mesquins que je retrouve ma bonne humeur, allume ma pipe et me remets à dessiner.<br>
  <br>
  212<br>
  A cette époque-là, j'étais en proie à une mélancolie indicible. Je me souviens avoir souvent pensé à la parole virile du <b>père Millet</b> : Il m'a toujours semblé que le suicide était une action
  de malhonnête homme. Le vide, la misère intérieure m'ont alors amener à penser : oui je comprends que certains se jettent à l'eau.<br>
  <br>
  213<br>
  Même quand j'étais assis près d'elle à l'hôpital, j'éprouvais quelque chose comme la poésie éternelle de la nuit de noël, telle que les anciens maîtres hollandais l'ont représentée, ainsi que
  <b>Millet</b> et Breton : un enfant dans une étable, une lumière dans l'obscurité, une clarté au milieu de la nuit. Aussi ai-je accroché au-dessus du berceau une grande gravure d'après Rembrandt où
  l'on voit deux femmes auprès d'un berceau : l'une lit la bible à la lueur d'une bougie, tandis que de grandes ombres plongent toute la pièce dans un profond clair-obscur. J'y ai accroché également
  d'autres gravures particulièrement belles, notamment Christus Consolator&nbsp; de Scheffer, la reproduction photographique d'un Boughton, Le Semeur et Les Bêcheurs de <b>Millet</b>...&nbsp;
  &nbsp;<br>
  <br>
  219<br>
  Je trouve vraie la réflexion du <b>père Millet</b> : <em>Il me semble absurde que les hommes veuillent paraître autre chose que ce qu'ils sont.</em><br>
  <br>
  227<br>
  Enfin, c'est une personnalité, mais je préfère quand même lire la biographie du <b>père Millet,</b> de Th Rousseau ou de Daubigny. Quand on lit l'ouvrage de Sensier sur <b>Millet</b>, on se sent
  encouragé, tandis que la lecture de celui de Bilders laisse une impression navrante.<br>
  Il est vrai que toutes les lettres de Millet débordent de l'aveu des difficultés, mais il ajoute aussitôt j'ai tout de même fait ceci ou cela et il fait alors allusion à ce qu'il voudrait faire à
  tout prix, et il y arrive en fait.<br>
  Je trouve que G. Bilders écrit trop souvent des phrases comme celle-ci : j'ai eu le cafard cette semaine et j'ai barbouillé - j'ai assisté à tel concert ou à telle comédie et j'en suis revenu
  encore plus cafardeux. Ce qui me frappe dans <b>Millet</b> c'est cette simple phrase : il faut tout de même que je fasse ceci ou ça.<br>
  Malgré le ton spirituel, tout cela m'ennuie; j'ai plus de respect pour les difficultés d'ordre privé de <b>Millet</b>, qui dit: il faut tout de même de la soupe pour les enfants, sans parler de
  manillas pointus ni d'autres amusements.<br>
  <br>
  301<br>
  Théo, dépenser plus d'argent qu'on n'en reçoit n'est pas bien, mais à choisir entre interrompre le travail et le continuer, je choisis de travailler jusqu'au bout.<br>
  <b>Millet</b> et d'autres précurseurs ont persévéré sans craindre l'huisier, quelque uns ont même été en prison, ou ils ont dû chercher un gîte à gauche ou à droite, mais ils n'ont jamais
  interrompu leur travail, autant que je sache.<br>
  Quand à mes difficutés, ce n'est qu'un début, car j'en vois surgir en foule dans le lointain comme une grande ombre noire; cette pensée entrave parfois mon travail.<br>
  <br>
  332<br>
  Il existe ici des spécimens singuliers de pasteurs dissidents, qui ont des gueules de cochon et portent des bicornes. On rencontre également beaucoup de juifs qui adoptent une attitude éxécrable,
  quand on les distingue parmi les individus à la <b>Millet</b>, dans la bruyère naïve et mélancolique. Por le reste, ils sont tout à fait vrais; j'ai voyagé en compagnie d'une bande de juifs qui
  discutaient théologie avec quelques paysans. On serait tenté de se demander comment des choses aussi absurdes sont possibles dans un pays comme celui-ci...<br>
  <br>
  <span style="font-size: 12pt;"><b>Arles 21 février 1888 - 6 mai 1889</b></span><br>
  520<br>
  C'est la bonne chaleur qui me rend mes forces, et certes je n'ai pas tort d'aller maintenant dans le midi, au lieu d'attendre jusqu'à ce que le mal fût irréparable. Oui je me porte aussi bien que
  les autres hommes maintenant, ce que je n'ai pas eu que momentanément à Nuenen par exemple , et cela n'est pas désagréable. Par les autres hommes j'entends un peu les terrassiers grévistes, le père
  Tanguy, <b>le père Millet</b>, les paysans; si l'on se porte bien il faut pouvoir vivre d'un morceau de pain, tout en travaillant toute la journée, et en ayant encore la force de fumer et de boire
  son verre, il faut ça dans ces conditions. Et sentir néanmoins les étoiles et l'infini en haut clairement. Ah! ceux qui ne croient pas au soleil d'ici sont bien impies.<br>
  <br>
  600<br>
  Quelle histoire que cette vente Sécretan! Cela me fait toujours plaisir que les <b>Millet</b> se tiennent. Mais combien désirerais-je voir davantage de bonnes reproductions de <b>Millet</b>, pour
  que cela aille au peuple.<br>
  L'oeuvre est surtout sublime considérée dans son ensemble et de plus cela deviendra difficile de s'en faire une idée, alors que les tableaux se dispersent.<br>
  <br>
  605<br>
  Pour réussir, pour avoir prospérité qui dure, il faut avoir un autre tempérament que le mien, je n'en ferai jamais ce que j'aurais pu et dû vouloir et poursuivre.<br>
  Mais je ne peux vivre, ayant si souvent le vertige, que dans une situation de quatrième, cinquième rang. Alors que je sens bien la valeur et l'originalité et la supériorité de Delacroix, de
  <b>Millet</b> par exemple, alors je me fais fort de dire : Oui, je peux quelque chose. Mais il me faut avoir une base dans ces artistes-là, et puis reproduire le peu dont je suis capable dans le
  même sens.<br>
  <br>
  <span style="font-size: 12pt;"><b>Auvers sur Oise 17 juin 1890</b></span><br>
  642<br>
  Certes l'avenir est bien dans les Tropiques pour la peinture, soit à Java, soit à la Martinique, le Brésil ou l'Australie, et non pas ici, mais tu sens qu'à moi il ne m'est pas prouvé que toi,
  Gauguin ou moi, soyons ces gens d'avenir-là. Mais certes encore une fois, là et non pas ici, un jour probablement proche, on verra travailler des impressionnistes, qui se tiendront avec
  <b>Millet</b>, Pissarro. Croire à cela c'est naturel, mais y aller sans les moyens d'existence et de rapport avec Paris un coup de tête, alors que des années durant on s'est rouillé en végétant
  ici.<br>
  <br>
  <div style="text-align: left;">
    <div style="text-align: center;">
      <span style="font-size: 12pt;">Un mois plus tard, le 27 juillet 1890, Van Gogh se tire une balle dans la poitrine.</span>
    </div>
  </div><span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;">Fin de l'histoire, début du mythe.</span>
  </div><span style="font-size: 12pt;"><br></span>]]></description>
        <pubDate>Wed, 12 Aug 2009 23:29:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.heilmanneric.com/article-34846130.html</guid>
                <category>L'angelus de Millet</category>        <comments>http://www.heilmanneric.com/article-34846130-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'Angélus d'amour]]></title>
        <link>http://www.heilmanneric.com/article-33530701.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;">Une série de 5 cartes postales titrées "L'angélus d'amour",<br>
    avec de biens jolis petits poèmes champêtres<br></span><br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/50/21/72/angelus2/angelus-d-amour-4.jpg" class="CtreTexte" width="300" height="462">Entends-tu ? Voici l'angélus qui tinte<br>
    Pour les fiancés l'angélus d'espoir,<br>
    l'angélus d'amour à la chanson sainte<br>
    Dans le chant du soir !
  </div><br>
  <div style="text-align: center;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/50/21/72/angelus2/angelus-d-amour-1-copie-1.jpg" class="CtreTexte" width="300" height="461">Si la marguerite aime le bluet<br>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    C'est que vers l'hymen, tout marche à souhait.<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/50/21/72/angelus2/angelus-d-amour-2.jpg" class="CtreTexte" width="300" height="467">Puisque l'on obtient que ce que l'on ose,<br>
    Le coquelicot veut aimer la rose.<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/50/21/72/angelus2/angelus-d-amour-5.jpg" class="CtreTexte" width="300" height="461">Je suis la jeunesse, tu es le printemps :<br>
    On peut s'adorer quand on a vingt ans.<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/50/21/72/angelus2/angelus-d-amour-3.jpg" class="CtreTexte" width="300" height="469">Au chant des blés d'or, de rosée humides,<br>
    Laissez-moi t'aimer, blonde aux yeux timides.<br>
    <br>
    <br>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 06 Jul 2009 23:46:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.heilmanneric.com/article-33530701.html</guid>
                <category>L'angelus de Millet</category>        <comments>http://www.heilmanneric.com/article-33530701-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Variations autour du couple]]></title>
        <link>http://www.heilmanneric.com/article-32606391.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: center;">
    Dès leur plus jeune âge, des filles et des garçons, avec quelque chose au milieu qui les relie.<br>
    Pour commencer quelques exemples autour de l'arrosoir, qui est un symbôle intéressant,<br>
    et qui appartient au quotidien de la vie des paysans.<br>
  </div><br>
  <div style="text-align: center;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/50/21/72/Ang-lus-variations/Arrosoir3.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="327">Exceptionnellement, c'est la fille qui tient ici l'objet hautement
    connoté...<br>
  </div><br>
  <div style="text-align: center;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/50/21/72/Ang-lus-variations/Savez-vous-planter-les-choux.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="293">Il y a un bruit qui court comme quoi les comptines
    pour les enfants seraient des dérivés<br>
    de chansons paillardes. A l'exemple de la souris verte qu'on attrape par la queue,<br>
    mais "<b>Savez-vous planter des choux</b>" n'est pas mal non plus dans son genre, et j'y reviendrais.<br>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/50/21/72/Ang-lus-variations/Arrosoir17.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="305"><br>
    L'arrosoir, c'est ce qui aide à faire grandir, à nourrir, un genre de biberon pour nos amies les plantes.<br>
    Ci-dessus et ci-dessous.<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/50/21/72/Ang-lus-variations/Arrosoir28.jpg" class="CtreTexte" width="300" height="480"><br>
    Ci-dessous 2 filles autour d'un chapeau géant de magicien, bien arrosé lui aussi<br>
    mais je ne comprends pas très bien pourquoi. "<b>Nouveau système</b>", il est écrit dans la légende.<br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/50/21/72/Ang-lus-variations/Arrosoir42.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="314"><br>
    Ci-dessous, 3 exemples avec un panier entre les 2, classique et traditionnel,<br>
    mais contrairement à l'Angélus, où le panier semble pratiquement vide,<br>
    là, <b>le panier déborde</b> le plus souvent, comme <b>une</b> <b>corne d'abondance</b>.<br>
    Mais je m'y attarderais plus longuement prochainement<br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/50/21/72/Ang-lus-variations/Bonne-fete2.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="318"><br>
    Ici 2 garçons qui renversent tout par-terre, des symbôles du bonheur pour la bonne année:<br>
    <b>Le trèfle à 4 feuilles</b> qui portera chance, félicité et prospérité à volonté.<br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/50/21/72/Ang-lus-variations/Bonne-ann-e1.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="328"><br>
    Là encore, le panier est généreusement garni, et ils ont le sourire.<br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/50/21/72/Ang-lus-variations/Corbeille.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="322"><br>
    Pour Pâques un oeuf géant, tout un symbôle lié à la procréation, évidemment.<br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/50/21/72/Ang-lus-variations/Enfants4.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="327"><br>
    Avec un joli noeud qui me rappelle la figure de Mickey en passant,<br>
    mais que vont-ils trouver dedans ?<br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/50/21/72/Ang-lus-variations/Enfants.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="320"><br>
    Avec un ballon multicolore, qui est un autre genre d'oeuf, mais avec rien dedans.<br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/50/21/72/Ang-lus-variations/Enfants-ballon1.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="327"><br>
    Une rencontre autour du café au lait. Le lait pour la fille et le café pour le garçon. Normal.<br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/50/21/72/Ang-lus-variations/Lait50.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="330"><br>
    Et pour finir cette série, un petit cochon tout mignon...<br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/50/21/72/Ang-lus-variations/chromo-cochon.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="297"><br>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 13 Jun 2009 17:41:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.heilmanneric.com/article-32606391.html</guid>
                <category>L'angelus de Millet</category>        <comments>http://www.heilmanneric.com/article-32606391-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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